L’introduction en Bourse de Facebook sur le marché du Nasdaq a fait couler beaucoup d’encre avant, pendant et après. La spéculation sur son cours de Bourse à l’ouverture des marchés allait dans tous les sens et finalement elle a était introduite à 38$.
Cela ne fait aucun doute que le réseau social de Facebook est extraordinaire. En effet, il suffit de cliquer sur un petit bouton “j’aime” et la nouvelle se propage à une vitesse folle.
C’est tellement puissant que tout le monde installe sur son site internet ou son blog ce petit bouton. C’est du jamais vu.
Aujourd’hui, il y a près d’un milliard d’utilisateurs dans ce monde, vous vous imaginez le potentiel ?
Les magnats de la finance, les banquiers et les médias ont sauté sur l’occasion pour faire acheter ce titre aux petits porteurs en leur faisant voir l’énorme potentiel de cette société qui réalise soi-disant un bénéfice annuel d’un milliard de dollars.
Et pourtant, les effets de cette introduction sont catastrophiques pour certains petits porteurs qui se retrouvent aujourd’hui coincer avec une moins-value de presque 50% en seulement 3 mois de cotation et il faut maintenant attendre que le titre remonte de 100% pour rejoindre et dépasser ses plus hauts. Cette remontée des cours va-t-elle être aussi rapide que ne l’a été la chute (3 mois) ?
A contrario, le fondateur et dirigeant Mark Zuckerberg, les cadres de sa société et les initiés de la dernière heure ont obtenu le jackpot sous forme de stock-options, d’actions gratuites et de cadeaux en tout genre…Ne dite-t-on pas que le malheur des uns fait le bonheur des autres !
Les analystes fondamentaux disent qu’ils ne s’intéresseront à l’action que lorsqu’elle aura perdu la moitié de sa valeur et nous y sommes. Mais qu’en pensent les fans de l’analyse technique que je suis ?
Analyse technique de Facebook
Il est encore un peu prématuré de faire une analyse graphique sur ce titre. Cependant, il y a 2 configurations intéressantes sur ce graphique que j’aimerais vous montrer.

Graphique de Facebook en journalier sur trois mois
Au travers de ce graphe, vous remarquerez que les 3 grands chandeliers rouges du début de l’introduction en Bourse de Facebook et de l’énorme gap baissier de fin juillet révèlent la psychologie des intervenants sur les marchés. Et la tendance est claire n’est-ce pas ?
Les marchés financiers n’aiment pas les incertitudes et les interrogations fusent :

Quels sont les bénéfices de Facebook ?
Est-elle encore trop chère à son cours actuel ?
Quelles sont ses prévisions de croissance ?
Quelles sont ses dépenses et ses recettes ?

Les réactions ne se font pas attendre et les vendeurs font chuter le cours de l’action.
En outre, il ne faut pas généraliser le fiasco de Facebook, car il y a des introductions en Bourse qui se passe très bien comme l’action Google qui n’a jamais été en dessous de son cours d’introduction à 100$ en 2004 et aujourd’hui elle est à 628$.